Quelles sont les nouvelles recommandations vaccinales pour les adultes cette saison ?
Faut-il se faire vacciner contre la grippe et le Covid-19 en même temps ? La dose de rappel contre le tétanos est-elle vraiment à jour ? Chaque automne, les mêmes questions reviennent, alors que les autorités sanitaires ajustent leurs consignes. Cette saison, plusieurs changements concernent directement les adultes, que l'on soit jeune actif, parent ou retraité.
Un calendrier simplifié pour la grippe et le Covid-19
La principale nouveauté réside dans la possibilité de réaliser les deux injections lors d'une même séance. Les autorités sanitaires indiquent que l'administration simultanée des vaccins contre la grippe saisonnière et contre le Covid-19 ne présente pas de risque particulier. Cette co-administration vise à simplifier la logistique pour les patients et à augmenter le taux de couverture vaccinale.
Pour les adultes de plus de 65 ans, ainsi que pour ceux souffrant de maladies chroniques, la recommandation reste ferme : une dose de rappel contre le Covid-19 est conseillée, en priorité avec un vaccin adapté aux variants récents. Pour la grippe, le vaccin est proposé sans reste à charge pour ces mêmes publics. Les adultes plus jeunes, sans facteur de risque, ne sont pas la cible prioritaire de la campagne, mais peuvent se faire vacciner sur avis médical, notamment s'ils vivent avec une personne vulnérable.
Une attention particulière est portée aux femmes enceintes. La vaccination contre la grippe est recommandée à tous les stades de la grossesse, afin de protéger à la fois la mère et le nouveau-né durant ses premiers mois. Le vaccin contre le Covid-19 est également autorisé et conseillé dans cette situation, les données de surveillance n'ayant pas mis en évidence de signal de sécurité défavorable.
Le rappel contre le tétanos et la coqueluche : un point souvent oublié
Au-delà des vaccins saisonniers, les recommandations rappellent l'importance des rappels décennaux. Le vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite doit être administré tous les vingt ans après l'âge de 25 ans, puis tous les dix ans à partir de 65 ans. Beaucoup d'adultes ignorent la date de leur dernier rappel, ce qui peut poser problème en cas de plaie à risque.
Autre point saillant cette saison : la coqueluche. Face à une recrudescence des cas chez les nourrissons, les autorités recommandent désormais une dose de rappel pour les adultes devenant grands-parents, ainsi que pour les personnes amenées à être en contact étroit avec un nouveau-né. Cette stratégie dite du « cocooning » vise à réduire la transmission du pathogène aux bébés trop jeunes pour être vaccinés. Le rappel contre la coqueluche est combiné avec celui du tétanos et de la diphtérie, ce qui ne nécessite pas d'injection supplémentaire.
Les personnes immunodéprimées, ou celles sous traitement immunosuppresseur, doivent consulter leur médecin traitant pour vérifier si un schéma renforcé est nécessaire. Dans ce cas, les intervalles entre les doses peuvent être réduits, et certains vaccins vivants atténués sont contre-indiqués. Une évaluation individuelle s'impose, car les recommandations générales ne s'appliquent pas toujours à ces profils.
Comment s'y retrouver concrètement dans son carnet de vaccination
Le réflexe à adopter est de vérifier son carnet de vaccination électronique ou papier avant la fin de l'année. Les professionnels de santé peuvent consulter l'historique vaccinal via l'espace numérique de santé, ce qui facilite l'identification des doses manquantes. En l'absence de carnet, une prise de sang peut être réalisée pour mesurer les anticorps contre certaines maladies, même si cette pratique n'est pas systématique.
Pour planifier ses rendez-vous, il est conseillé de ne pas attendre les semaines de forte affluence. Les pharmacies et les cabinets infirmiers sont habilités à administrer la plupart des vaccins, sans passage obligatoire par le médecin traitant pour les publics cibles. En revanche, pour les personnes ne relevant pas des recommandations prioritaires, une prescription médicale reste nécessaire.
Les effets secondaires possibles sont généralement bénins : douleur au point d'injection, fatigue passagère, ou léger état fébrile. Ils disparaissent en un à deux jours. Les contre-indications absolues restent rares, mais incluent une allergie sévère à un composant du vaccin ou une réaction grave lors d'une dose antérieure. En cas de doute, un entretien préalable avec un soignant permet de lever les interrogations.
La vaccination ne protège pas uniquement l'individu. Elle réduit la circulation des virus dans la collectivité, ce qui protège indirectement les personnes les plus fragiles. Pour cette saison, l'essentiel est de vérifier son statut vis-à-vis des trois axes : grippe et Covid-19 pour les publics à risque, rappel tétanos-diphtérie-poliomyélite pour tous, et coqueluche pour les futurs grands-parents ou les personnes en contact avec des nourrissons. Une simple consultation avec un professionnel de santé permet de faire le point en quelques minutes.