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Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse, que faire maintenant ?

Les taux immobiliers repartent à la hausse après des mois de stabilité, pénalisant surtout les prêts longs. Entre coûts de refinancement tendus et marges à reconstituer, les banques durcissent leurs barèmes. Découvrez pourquoi les conditions d’octroi restent strictes et qui peut encore emprunter.

Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse, que faire maintenant ?

Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse

Un couple qui visitait un appartement à Lyon en janvier avait obtenu un taux d’emprunt autour de 3,5 % sur vingt ans. Pour le même bien, la banque propose désormais une offre supérieure de plusieurs dixièmes de point. Ce scénario se répète dans de nombreuses agences depuis quelques semaines.

Un mouvement haussier après une période de stabilité

Après plusieurs mois de taux relativement stables, voire en légère baisse, le marché du crédit immobilier connaît un retournement. Les établissements bancaires ont commencé à relever leurs barèmes au début du trimestre. Cette évolution concerne principalement les prêts à durée longue, de vingt ans et plus, qui représentent l’essentiel des demandes.

Les causes de ce mouvement sont multiples. Le coût de refinancement des banques sur les marchés obligataires s’est tendu, sous l’effet des anticipations d’inflation. Les établissements doivent aussi reconstituer leurs marges, mises sous pression par une concurrence intense en 2024. Enfin, les règles prudentielles imposent de conserver un niveau de fonds propres élevé, ce qui renchérit le coût des prêts accordés.

Des conditions d’octroi qui restent strictes

La hausse des taux ne modifie pas fondamentalement les critères d’attribution. Les banques continuent d’exiger un apport personnel conséquent, souvent équivalent à 10 % du prix du bien, pour couvrir les frais de notaire et de garantie. Le taux d’endettement maximal de 35 % des revenus nets, assurance comprise, demeure la règle de référence pour la plupart des dossiers. À consulter également : https://maman-bebe.ch.

Les profils les plus solides, avec des revenus stables et un contrat en CDI, obtiennent encore des conditions proches des barèmes affichés. En revanche, les travailleurs indépendants ou en période d’essai voient leurs dossiers examinés avec plus de prudence. Certaines banques exigent désormais un apport plus important pour les biens situés dans des zones où les prix restent élevés, comme les grandes métropoles.

La négociation reste possible, mais elle s’avère plus difficile qu’il y a quelques mois. Les courtiers rapportent que les marges de discussion sur le taux sont réduites, de l’ordre de quelques centièmes de point. L’accent est mis sur le dossier global : épargne de précaution, stabilité professionnelle et qualité du projet immobilier.

Des conséquences variables selon les profils et les régions

L’impact de cette remontée diffère selon les situations. Pour un emprunteur avec un apport important et un bien situé dans une zone où les prix sont modérés, la hausse des taux peut être compensée par une négociation sur les frais de dossier ou l’assurance. À l’inverse, les primo-accédants avec un apport limité voient leur capacité d’emprunt diminuer, ce qui peut les contraindre à revoir leur projet à la baisse ou à reporter leur achat.

Les régions où les prix au mètre carré sont élevés sont plus sensibles au phénomène. À Paris ou à Lyon, une hausse de 0,3 point sur un prêt de vingt ans réduit la capacité d’emprunt de plusieurs milliers d’euros. Dans les zones moins tendues, l’effet est plus limité, mais il peut tout de même exclure certains acheteurs aux revenus modestes.

Cette évolution intervient alors que les prix de l’ancien montrent des signes de stabilisation dans plusieurs villes moyennes. Le pouvoir de négociation des acheteurs reste réel, mais il est contrebalancé par le renchérissement du crédit. Les banques conseillent aux emprunteurs de faire jouer la concurrence entre établissements et de soigner leur épargne préalable pour améliorer leur dossier.

Adeline Baudry

Adeline Baudry

Adeline Baudry est médecin spécialisée en médecine préventive et nutrition, avec une expertise approfondie en santé des femmes. Elle accompagne ses patientes dans une approche globale, alliant prévention, alimentation équilibrée et suivi personnalisé. Passionnée par l'actualité médicale, elle vulgarise les avancées scientifiques pour rendre la santé accessible à toutes.

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